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Pièce nº Rey17460401b

Type Librairie
Identifiant Rey17460401b
Date de composition 1746-04-01
Certitude sur la date haute
Date de réception /
Expéditeur Rey, Marc Michel
Destinataire Naussau, Guillaume Louis et Wigtbol Adrian, comtes de
Lieu d'envoi Amsterdam
Lieu de réception /
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Cote (copie) /
Imprimé Dédicaceaux comtes de Nassau
Edition Pensées de Cicéron traduites pour servir à l'éducation de la jeunesse par Mr. l'abbé d'Olivet (Amsterdam: Marc Michel Rey 1746)
Autographe /
Signature /
Renvois /
Incipit L'ouvrage que je prends la peine de vous dédier
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Amsterdam, 1er avril 1746

A messieurs Guillaume Louis et Wigtbol Adrian, comtes de Nassau, seigneurs de Bergen1

Messieurs,

L’ouvrage que je prends la liberté de vous dédier2 renferme des maximes si excellentes pour la conduite de la vie, et contient des réflexions si propres à l’éducation qui est due principalement aux personnes du rang élevé où le Ciel vous a fait naître, que j’ose me flater que vous ne désaprouverez pas le dessein que j’ai eu de vous donner par là une marque sensible à mon dévouement, et de l’estime particulière que je fais de vos talens et de votre mérite. Je sai, Messieurs, combien les personnes d’un rang et d’une fortune distinguée s’empressent peu pour l’ordinaire à cultiver et à protéger les sciences; et c’est par là que l’on ne sauroit trop louer cette application constante et cet attachement à l’étude que vous faites paroître dans un âge qui est celui des plaisirs, dans une situation qui vous met en état de vous les procurer, et dans un lieu qui pourroit vous en fournir de continuelles occasions. Cette vie sage et retirée au milieu du grand monde est sans doute bien louable, et fait que l’on at tend de vous les plus grands progrès dans les sciences, qui répondent à de si heureuses dispositions. Mais parmi tant de motifs qui font impression sur votre esprit, et qui vous portent si efficacement à acquérir de vastes connaissances, il en est peu, je m’assure, qui n’ait sur vous tant de pouvoir que la considération que vous faites, que vous pouvez par-là servir utilement votre partie ; et pour vous en convaincre il suffit de jeter les yeux sur l’histoire de vos ancêtres, et sur les glorieux exploits de tous ces héros qui se sont signalés autant par leur valeur que par la sagesse de leurs conseils et la sublimité de leur génie. C’est d’une si illustre origine que vous avez le bonheur de des cendre, et le public n’a pas de vœux plus grands à faire pour vous, sinon que vous leur ressembliez. Fasse le Ciel que vous les imitiez et que vous puissiez un jour être aussi grands par vos actions que vous l’êtes par vos sentimens. Ce sont là les vœux très sincères que fait, en votre faveur, celui qui a l’honneur d’être avec l’estime et la considération la plus parfaite, / Messieurs / Votre très humble et très obéissant serviteur

A Amsterdam, le 1 avril 1746

Marc Michel Rey

Notes

1 Il s’agit de Willem Lodewijk [Guillaume Louis] de Nassau-Bergen (1727-1792) et de son frère, Wigbold Adriaen [Adrian Wigtbol] (1729 - 1797), Lord van Woudenberg, Odijk, Zeist, Driebergen, Cortgene, Mijlpolder, Krabbe, Alblas et seigneur de Middelharnis et de Bergen. Ils sont les enfants de Willem Adriaan II de Nassau-LaLecq (1704 -1759) et de Adriana Petronella van der Does (1703 - 1770). Ils descendent d'un des enfants illégitimes du prince Maurice de Nassau, souverain prince d'Orange (de 1618 à 1625).

2 [Cicéron], Pensées de Cicéron, traduites pour servir à l’éducation de la jeunesse par M. d’Olivet (Amsterdam, Marc Michel Rey, 1746, 12°). Il s’agit du premier livre édité par Marc Michel Rey, à partir de l’édition de Paris (Pensées de Cicéron, traduites pour servir à l'éducation de la jeunesse, par M. l'abbé d'Olivet , Paris, Coignard et Guérin, 1744, 12°).